Des Romans Fantastiques à la Littérature Classique

Hello!! Comment vous allez mes gens? Moi, super!

Nous allons parler Littérature aujourd’hui. Ça fait un moment que je pense à vous parler des livres que je lis et après le tout dernier, ça me démange encore plus de le faire 😀 alors je me lance!!

Je n’ai pas toujours été une grande fan de lecture, je l’avoue. Les seuls livres qui ont réellement capté mon attention, de mon enfance au début de ma vie de jeune adulte, sont des BD ( qui a lu Witch? 😀 ) et des romans fantastiques du style Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Twillight… j’ai même lu Divergente lol. Bref, que des sagas qui me faisaient m’échapper dans un autre univers. Vous n’imaginez pas le supplice que c’était pour moi de lire ces livres qu’on nous imposait au lycée ahlala…

Il y a environ 2 ans, en allant chercher la suite d’une énième saga fantastique que je lisais (16 Lunes, Beautiful Creatures le titre original), je suis tombée sur un roman de Paolo Coelho, Le Zahir. J’avais maintes fois entendu parler de cet auteur, j’ai lu et entendu de nombreuses et inspirantes citations de lui, mais il ne m’intéressait pas plus que ça. Ce qui s’est passé, à ce moment-là, c’est que j’étais dans une période de ma vie où je voulais aller à la découverte de moi-même. J’étais installée dans ce nouveau pays, je découvrais de nouvelles cultures, de nouvelles personnes et j’apprenais aussi de nouvelles choses sur moi. J’ai lu le résumé et j’ai décidé de l’acheter. Bien évidemment, j’ai terminé ma saga avant de le lire.

Pour être honnête, je n’ai pas été séduite par l’histoire en elle-même. Un écrivain mondialement connu, un peu trop fier de son succès, qui finit par perdre sa femme justement à cause de son égoïsme, qui ne s’inquiète pas réellement de sa disparition au départ car habitué à ce qu’elle prenne ses distances ; sachant que lui même l’avait trompé plusieurs fois, s’est imaginé qu’elle était partie avec un autre homme, développe une jalousie, se lamente et finit par se mettre à sa recherche après un long moment… j’avais plus envie de l’engueuler qu’autre chose. Ce qui m’a fait aller jusqu’au bout du livre, c’est, d’une part, les thèmes abordés tels que la spiritualité et la quête de soi et, d’autre part, la curiosité de savoir où s’était cachée la superbe Esther, décrite comme une femme exceptionnelle, belle, intelligente et libre (à sa place, je me serais cassée très loin aussi, avec un homme pareil). Je ne m’étalerai pas plus longtemps sur ce roman, mais c’est de là que tout est parti, je me suis de plus en plus intéressée aux livres sur le développement personnel, aux romans réalistes et aux auteurs de la littérature classique. Ce qui m’amène à notre sujet d’aujourd’hui.

« Bel Ami » de Guy de Maupassant

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Ce roman, je l’ai trouvé, par hasard, avec le second dont je vous parle plus bas, chez un vendeur sur la corniche d’Agadir. Ces deux romans ont attiré mon attention à cause de leurs couvertures tirées de leurs adaptations cinématographiques. Je ne pouvais quand même pas laisser passer le beau Robert Pattinson. 😉

RésuméA qui Georges Duroy doit-il son irrésistible ascension ? Aux femmes séduites par sa jeunesse et sa beauté. La petite fille de l’une de ses maîtresses le surnommera Bel-Ami. Et ce fils d’aubergistes normands, à Canteleu, deviendra baron Du Roy de Cantel. L’amitié lui ouvrira la carrière journalistique. L’amour lui donnera l’argent et la gloire. Maupassant a été journaliste. Il a connu ce monde parisien du XIXe siècle, les salles de rédaction qui font et défont les ministères, et leurs annexes, les salons mondains où naissent intrigues et liaisons. Ses portraits de femmes dévorées d’amour ou d’ambition, ses tableaux de la vallée de la Seine à Rouen, ses fiacres, avenue du Bois de Boulogne, sont oeuvre de peintre. Maupassant était un maître du récit.

Ah ce Georges Duroy ! Je suis tombée amoureuse de ce personnage si ambitieux. Même si j’ai découvert au fil de ma lecture son caractère envieux, opportuniste et machiste, je n’ai pas réussi à le détester. Sa relation avec la belle Clotilde m’a fait rêver. Je me suis plusieurs fois demandée pourquoi elle continuait de revenir vers lui malgré ses mensonges et ses manipulations, mais j’ai fini par la comprendre. Georges Duroy est issu d’une famille modeste, il s’est engagé dans l’Armée et, à son retour, n’a eu d’autres recours que de travailler, pour une misère, dans des bureaux de chemins de fer. Dans une ville comme Paris, avec toutes ses extravagances, le jeune homme vivait dans une constante aigreur, car voulant vivre lui aussi cette vie de rêve, d’opulence dont tous ces gens riches ne se cachent pas. Cette histoire se passe certes à la fin du 19e siècle, mais elle n’est en rien différente de la réalité d’aujourd’hui. Une fois qu’une porte s’est ouverte pour lui, il en a profité pour se hisser au sommet de la pyramide sociale. Il n’était pas très intelligent, mais il était malin. Georges Duroy souhaitait plus que tout au monde réussir, peut-on réellement le blâmer pour ça? Quand il se retrouve avec sa belle Clo, ou même lorsqu’il parle d’elle, on découvre un personnage plus doux, attachant… un Bel-Ami. 🙂

Je ne vais pas vous spoiler plus que ça si vous ne l’avez pas lu, mais je vous invite vivement à le faire. Ce roman amène à se poser des questions sur le prix à payer pour la réussite. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller?

Le film Bel Ami, réalisé par Declan Donnellan et Nick Ormerod

En tant que grande amatrice de films, je ne pouvais pas résister à l’envie de voir cette adaptation. Je ne m’attendais pas à ce que le film colle parfaitement à l’histoire du roman, mais je souhaitais juste observer le jeu de Robert Pattinson. Rien à dire, il a été magistral, dans ses moments de joie comme dans ses moments de malice ou de colère. Je fus agréablement surprise de découvrir que les réalisateurs ont parfaitement respecté l’enchaînement des événements. Il y a certes eu des moments où j’ai trouvé que les choses sont allées vite, mais j’ai été contente de retrouver des scènes qui m’avaient marquées dans le livre (comme par exemple celle où Mme Walter enroule discrètement une mèche de cheveux autour du bouton de la veste de Georges Duroy 🙂 ). Pour 2 heures de film, je trouve que les réalisateurs se sont surpassés. Le résultat est parfait!

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« Le Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde

9782253002888-001-TOscar Wilde 🙂 , j’ai découvert cet auteur à travers ses contes (Le Fantôme de Canterville et autre nouvelles). J’ai aimé sa façon de décrire les événements, les scènes, les personnages avec une pointe d’humour. Il apparaît qu’Oscar Wilde en dérangeait plus d’un à son époque, à cause de sa personnalité et son charisme. Il avait de nombreux détracteurs et il prenait un malin plaisir à leur répondre à travers ses œuvres. Dans Le Fantôme de Canterville, certains personnages, décrits de façon un peu ironique, font référence à des personnalités de son époque. J’aime les gens qui bousculent les codes 😀 !

Quand j’achetais ce livre, il n’y avait pas de résumé sur la quatrième de couverture. Je m’attendais à lire une histoire réaliste dans laquelle l’auteur décrit un jeune homme beau et intriguant, un peu comme notre Bel-Ami. J’étais très loin du compte.

Résumé : «Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d’un jeune homme d’une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d’étranges conjectures.»
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce vœu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.»
Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d’opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu’il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d’être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d’esthète – fascinants, l’un et l’autre, d’une étrangeté qui touche au fantastique.

Avec Oscar Wilde, nous allons à Londres, où règnent le modernisme, l’esthétisme, l’art, la beauté… Dorian Gray est décrit comme un jeune homme d’une beauté déconcertante, riche, au style vestimentaire impeccable (nous sommes à l’époque du Dandysme, donc de l’élégance et du raffinement). L’adolescent se lie d’amitié, d’abord à Basil Hallward, l’artiste qui peindra le fameux portrait, puis au Lord Henry Wotton, l’homme qui lui fera découvrir les plaisirs et les vices de la vie. L’amitié entre ces trois personnages est assez intéressante. D’une part, nous avons un Basil fasciné, voire même passionné par le physique de Dorian (clairement il était amoureux), et d’autre part nous avons un Lord Henry fasciné par l’esprit de Dorian (il était tenté de pervertir une âme aussi pure, et de voir jusqu’où cela pouvait aller). Entre les deux, il y avait Dorian lui-même, fasciné par sa propre personne, sa propre beauté.

Tout bascule lorsque Basil termine le portrait. A partir de ce moment, Dorian fait inconsciemment le vœu de ne jamais changer, ne jamais vieillir et de garder cette beauté à jamais. Il tombe amoureux de Sybil Vane, une jeune comédienne de théâtre, mais celle-ci finit par le décevoir, il l’abandonne, elle se donne la mort. Dorian constate alors un changement sur le portrait. Un trait qui n’y figurait pas auparavant. Au fur et à mesure de l’histoire, je prends conscience que, en réalité, je ne suis pas dans un roman réaliste mais plutôt fantastique. Je suis encore plus captivée. J’ai observé, si je peux le dire ainsi, ce personnage passant de l’innocence au vice, au point même d’en effrayer ses plus fidèles amis. Je ne souhaite pas vous en dire plus, ce livre est vraiment fascinant et je vous invite à le lire.

Le film Dorian Gray d’Oliver Parker

Histoire fantastique, donc forcément film fantastique, je devais le voir. J’ai aimé le choix des acteurs Ben Barnes pour Dorian, et Colin Firth pour Lord Henry, j’ai trouvé qu’ils incarnaient à la perfection les personnages.

J’ai commencé le film avec le sourire aux lèvres en pensant à toutes ces scènes qui seraient interprétées, mais après le drame de Sibyl Vane, j’ai décidé d’oublier la vraie histoire et me concentrer sur le travail du réalisateur. Je pourrais dire que je suis déçue du fait que le réalisateur n’ait pas respecté le roman à la lettre mais ce n’est pas le cas. Il l’a remodelé à sa sauce pour en faire un chef d’oeuvre. Si je ne connaissais pas l’histoire à l’avance, je pense que j’aurais encore plus apprécié ce film.

Le réalisateur a poussé le vice encore plus loin. Le personnage du Lord Henry parait presque démoniaque tellement son influence sur Dorian est grande. Basil est un peu plus effacé, comme dans le roman, mais son attirance pour le jeune homme est deux fois plus flagrante. Et Dorian… oh Dorian… une fois les plaisirs de la vie découverts, nous nous retrouvons face à un Dorian sensuel, dominateur, qui ferait presque penser à un personnage que nous connaissons depuis peu, un certain Christian Grey, lui aussi beau, riche et avec de lourds secrets. N’est-ce pas de là que notre chère E.L. James a tiré son inspiration?

J’ai passé un très bon moment en regardant ce film, j’ai eu un gros pincement au cœur à la fin, une fin très différente de celle du roman. Encore une fois, je valide.

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Mes gens, j’espère à travers mon long récit, avoir réussi à vous donner envie de découvrir ces deux romans, ou au moins les deux films. Si vous les avez déjà lus ou vus , je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez et j’aimerais bien échanger avec vous sur les impressions qu’ils vous ont laissé.

Je vous retrouve bientôt pour d’autres voyages littéraires. D’ici là, portez vous bien :*

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